Conseil technique : expert de la marque ou homme de la terre ?
Accompagnement à l’achat : quelle objectivité ?
Les distributeurs locaux, souvent concessionnaires multifabricants, ont une connaissance fine du parc matériel des exploitations du coin : historique d’entretien, compatibilité avec les méthodes locales… Ils proposent parfois du matériel hors marque ou remanié pour mieux coller au cahier des charges de l’utilisateur. Dans 67% des cas selon AgroDistribution (2022), ils personnalisent leur proposition selon la surface, la rotation, le type de sol et le projet du producteur.
Les nationaux, eux, sont fréquemment adossés à une marque majeure (John Deere, CNH, AGCO…) ou à plusieurs via des groupes (Deleplanque, Advens, etc.). Leur conseil reste pointu sur les technologies récentes (GPS, télémétrie, agriculture de précision), avec des ingénieurs-vendeur capables de construire des solutions complexes, mais toujours dans l’univers de leur catalogue. L’indépendance de conseil est donc moindre, ce qui ne convient pas à tous les profils.
Formation, prise en main et suivi
- Locaux : Mise en service personnalisée, formation terrain (souvent offerte), réels échanges sur les particularités de l’exploitation. Possibilité de tests ou de prêt longue durée pour valider l’outil (source : Chambre d’Agriculture de Bretagne).
- Nationaux : Parcours de formation standardisés (sessions collectives, e-learning), hotline dédiée, suivi par logiciel. Grande force de frappe pour former sur les nouveautés technologiques et accompagner la transition numérique des fermes.
Quand la technologie est critique (autoguidage, modulations, software), la puissance du réseau national fait la différence. Mais pour le réglage d’un semoir, l’adaptation de matériel sur un vieux tracteur, rien ne remplace la “petite maison” du village.